Journal de voyage

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Photos à venir!

11 août 2015
Départ de Yul

Enfin, nous y voilà! C'est aujourd'hui le grand départ pour la Nouvelle-Calédonie. Pour la traversée du Canada, nous sommes séparés en deux groupes, l'un quittait à 6 :45 à destination de Toronto et l'autre quittait à 14 :00 à destinationde Vancouver.

En route Vers Toronto
Audrey, Caroline, Catherine et Olivier décolle de YUL à 6 :45 am dans un avion WestJet bondé! C'est le premier vol à vie d'Audrey! Mais tout s'est bien déroulé, sans aucunes turbulences. . . Ce fut un beau baptème! À 8 :05, nous étions déjà atterris. Une escale de 2 :10 et un snack de chez Tim Hortons plus tard, noua décollions vers Vancouver, dans un avion WestJet toujours aussi bondé! (Et il est important de mentionner que les crackers étaient excellents!)

En route vers Vancouver
Le premier groupe a atterri à 12 :26, heure locale. L'aéroport de Vancouver est magnifique avec toutes ses sculptures amérindiennes! En attendant le deuxième groupe, nous avons mangé au Koho. Les burgers étaient excellents. Mirka, Pier-Olivier, les Stéphanie au carré, Vincent et Virginie sont arrivés à 17 :15 avec un avion d'Air Canada. Juste assez de temps pour un petit arrêt souper, bière et cohésion au Milestone!

En route vers la Nouvelle-Zélande
À 20 :30, nous nous envolons vers Auckland en Nouvelle-Zélande à bord d'un Boeing 777 de Air New Zealand! Un long vol d'environ 14 heures au-dessus du Pacifique nous attend. Nous avons eu droit à un service impeccable et un souper étonnamment bon : Poulet Parmigiana avec penne sauce marinara ou Curry au bœuf avec riz et petits pois, accompagné de salade de patates, d'un petit pain chaud et d'un gâteau au fromage pomme-cannelle. Après le souper, films et dodo!

12 août 2015
Prenons une pause pour souligner que nous n'aurons jamais vécu le 12 août 2015. . .

13 août 2015
Après avoir survolé la Nouvelle-Calédonie, nous avons eu droit à un petit déjeuner : Omelette italienne avec saucisse à la dinde ou Bol de fruits frais avec muffin aux bleuets, accompagné d'une salade de fruits, d'un jus d'orange et d'un yogourt iögo ! Finalement, à 4 :00 le 13 août, nous avons atterri dans la contrée des Hobbits.

Escale en Nouvelle-Zélande
Lors de l'escale, nous avons relaxé et pris un café. Nous n'avons pas pu recharger nos appareils électroniques puisqu'il fallait des prises électriques spécifiques à ce pays. Dommage! Nous pouvions apercevoir de loin les montagnes de ce merveilleux pays.

En route vers la Nouvelle-Calédonie
Ensuite, ce fut le dernier vol avant le début de nos folles aventures en Nouvelle-Calédonie! Pendant le vol Auckland-Nouméa, nous avons eu droit à un deuxième petit déjeuner inattendu. Il s'agissait d'un choix entre une omelette et des céréales. Ce vol a duré environ 3:45 où nous avons ressenti des turbulences environ 2:30! Après cet extraordinaire traversée, l'arrivée devant cette île inconnue nous a bouche bée par sa beauté exotique. Une image vaut mille mots!

Arrivée au paradis
Il est 11h30 du matin et nous voilà enfin en train d'atterrir en Nouvelle-Calédonie, après 22h de vol, 4 avions, 14h d'escales et 15h de décalage! Autour de nous, nous pouvons observer les nombreuses plages et les lagons de couleur bleu claire, ainsi que les magnifiques montagnes bordant l'aéroport de Tontouta. Après avoir récupéré nos bagages avec succès, nous nous dirigeons vers le centre de location de voiture A5 qui nous offre des voitures plus luxueuses que prévu. C'est ainsi que nous avons pu nous diriger vers l'Auberge de jeunesse de Nouméa.

Direction Nouméa
Première impression sur la ville: un vieux et ça semble presque inhabitée. Par contre, le peu d'habitants que nous croisons sont très accueillants et nous saluent au passage. Mais qu'est-ce que cette signalisation routière? À première vue, impossible de dire qui a la priorité aux coins de rue et les "Stop" se font rares. Il nous a fallu quelques tours de ville avant de trouver l'Auberge très bien cachée et assez mal indiquée. Bref, nous y sommes arrivés.

Arrivée à l'Auberge
Nos chambres étant situées au dernier étage, elles offrent une vue des plus magnifiques sur la ville et le port de Nouméa. Un peu fatigués, nous avons pu profiter d'une petite douche et d'un moment de détente sur la terrasse avant de sortir faire un petit tour de ville.

Première sortie en ville
À quelques minutes de marches de l'Auberge se trouve la Place des Cocotiers: un petit parc très plaisant avec ses endroits de détente sous les cocotiers et qui, en plus, offre le WiFi gratuit. Il est maintenant temps de penser au souper. Un peu fatigués, nous avons opté pour un léger souper individuel à l'Auberge. Pour ce faire, nous avons fait un arrêt au Casino (et non ce n'est pas un casino de gamblers, mais bien un casino d'affamés, c'est en fait le nom de l'épicerie!) pour acheter quelques trucs à manger. De retour à l'Auberge, nous avons pu manger un peu en faisant connaissance avec les autres voyageurs et enfin profiter d'une bonne nuit de sommeil après plus de 36 heures de voyagement.

14 août 2015
Visite du centre culturel Tjibaou
Début de journée pluvieuse, nous nous rendons au Centre Culturel Tjibaou en voiture. Jean-Marie Tjibaou est une figure politique qui a représenté les Kanak de la Nouvelle-Calédonie. Il est d'ailleurs l'initiateur du projet visant à promouvoir l'art et la culture Kanak. Plusieurs sculptures et habitations se retrouvent sur le site. C'est notre première rencontre avec plusieurs espèces de végétaux propres à la Nouvelle-Calédonie tel que bananiers, cocotiers, papayers et plusieurs autres. Pour la grande joie de Mirka, nous voyons une mangrove pour la première fois! Les arbres de cet écosystème sont impressionnants. Ensuite, nous allons sur le bord de la plage où nous voyons des insectes à carapace qui fascinent Vincent! Finalement, lunch et visite du musée. Le centre est formé de cases kanaks inachevées, car dans cette culture, le faire est aussi important que le fini.

Petit tour de ville
Suite à notre visite, nous devons rapporter les voitures au centre de location situé à Magenta, ce qui ne fut pas chose facile. Effectivement, la signalisation inconnue et le manque d'indication à fait de ce parcours toute une aventure. Nous laissons les voitures et nous dirigeons vers l'arrêt d'autobus où aucun horaire n'est affiché. . . Mais quelques personnes attendent déjà et nous nous renseignons auprès d'eux : Plusieurs lignes qui se rendent dans le centre-ville de Nouméa. Donc, nous laissons passer le premier autobus et embarquons dans le suivant. Petit tour de ville et nous nous retrouvons à la place des Cocotiers. De retour à l'auberge, on décide de se faire un souper de gang, du bon spaghetti avec pain à l'ail le tout préparé par notre chef Olivier et ses assistantes! Soirée plutôt tranquille, on se prépare pour une autre grosse journée demain !

15 août 2015
Petite marche de santé
En cette dernière journée à la capitale Nouméa avant le départ pour l'île d'Ouvéa, l'ambiance était joyeuse et enthousiaste ; tout le groupe avait enfin retrouvé son énergie et était prêt à une visite touristique sous le soleil " hivernal " de la Nouvelle-Calédonie. Ainsi, après les préparatifs habituels de début de journée, nous étions prêts pour se rendre à pied à la réserve faunique, située à environ 45 min de marche de l'auberge jeunesse. Durant ce court trajet vallonné et montrant sous un tout autre angle la ville de Nouméa et ses alentours, de superbes paysages s'offrirent à nous, dévoilant la zone portuaire bordant la ville ainsi que toute l'activité et la vie s'y déroulant.

Visite du Parc Forestier Michel Corbasson
À notre arrivée à la réserve faunique, la visite débuta avec une exposition intérieure représentant les différents types d'habitats, la géologie, ainsi que les principales espèces animales et végétales spécifiques à la Nouvelle-Calédonie. Un tel préambule démontrait déjà la richesse, la diversité ainsi que la fragilité de l'écosystème que nous avions choisi de visiter en ce voyage de fin d'études.

Ensuite, la visite de la réserve elle-même fut bien différente de ce que nous connaissons au Québec. Ce parc n'était pas seulement un endroit représentant la biodiversité du pays, mais aussi un centre accueillant les animaux blessés jusqu'à leur réhabilitation, après laquelle ils seraient à nouveau relâchés dans la nature. Des multiples espèces d'oiseaux (dont les perruches qui allaient, plus tard dans notre aventure, accompagner le coq matinal) aux primates, en passant par les serpents, lézards et le célèbre cagou, cette visite extérieure, agrémentée d'un dîner simple mais agréable au milieu de la réserve faunique, représentait bien le désir et l'effort de la conservation du milieu, de la faune et la flore du peuple de la Nouvelle-Calédonie.

Jouer les touristes
Au retour du parc faunique, sous le chaud soleil et la douce brise de l'océan, les plans pour cette soirée se concrétisèrent. À l'aide du transport collectif, tous ensemble, nous sommes allés explorer la zone plus touristique de la capitale, c'est-à-dire la Baie des Citrons. Ainsi, après un court trajet en autobus, nous pouvions enfin, pour la première fois depuis notre arrivée, marcher pieds nus sur la plage qui longeait la route principale traversant la Baie des Citrons.

Premier souper au resto
Dans la baie voisine, soit celle de l'Anse Vata, nous avons choisi d'aller au complexe Nouvata. Ainsi, à l'abri d'une terrasse et au son de la musique au bar le Code, nous pouvions enfin savourer une boisson fraiche bien méritée après cette journée sous le soleil. Suivi d'un excellent repas au restaurant adjacent, L'Équilibre, ainsi que d'un bon petit verre de vin, nous avons discuté de tout ce que nous avions déjà vécu depuis notre arrivée ainsi que de nos attentes, projets à venir et notre départ pour l'île d'Ouvéa le lendemain matin.

L'attente interminable. . .
Cependant, un obstacle majeur allait se présenter à la fin de cette magnifique journée : trouver des taxis pour nous ramener à l'auberge jeunesse, le transport collectif étant inexistant la nuit. Après trois appels à la centrale de taxis et 2h d'attente sur le bord de la route devant le restaurant, nous avons dû nous résigner et trouver un moyen de transport alternatif. Ceci dit, il ne faut jamais sous-estimer la détermination du québécois et le pouvoir de la discussion avec les personnes à proximité ! C'est de cette façon que Mata, chauffeur pour un service de navettes privées, fit son apparition après que nous soyons restés plantés là, sur le banc d'autobus depuis 2 :30! Il nous a ramenés vers notre lit douillet, où la nuit serait courte, mais appréciée !

16 août 2015
Que le voyage commence ! Bien que la ville de Nouméa ait ces attraits, il est important de faire un tour sur les îles de la Nouvelle-Calédonie pour y vivre une expérience complète.

Départ de Nouméa
Alors que chacun prépare son petit-déjeuner à l'auberge, il est désormais temps de quitter Grande-Terre et de commencer à visiter les îles. La première sur la liste, et non la moindre, est l'île d'Ouvéa. Grâce au contact acquis de la veille, Mata, nous avons eu notre transport jusqu'à l'aéroport Magenta dans la ville de Nouméa et nous avons quitté la capitale tôt en matinée pour se rendre sur l'île, un vol d'environ 45 minutes.

Arrivée sur l'île
Bien que chacun d'entre nous était au courant que la réservation de voitures sur l'île avait été un échec, jamais nous ne pensions que ce ne serait pas possible d'avoir un transport en arrivant. La vue étant à couper le souffle au travers des hublots de l'avion, nous avons tous oublié la situation problématique qui nous attendait en débarquant sur cette magnifique île. L'aéroport est situé au milieu de l'île et la tribu qui doit nous accueillir est complétement au Nord. Face à cette situation, on a décidé de demander de l'aide aux gendarmes qui surveillaient l'aéroport.

Grâce au charme de sept canadiennes et la générosité des gendarmes, ces derniers réussirent à convaincre un résident qui a un pick-up de prendre sept d'entre nous dans sa boîte et de nous amener à la tribu Gossanah chez Beauvoisin. Les trois autres embarquent dans la voiture des gendarmes et on quitte l'aéroport dans la boîte d'un pick-up, suivit par des gendarmes pour une ride d'environ 45 min sur le bord de la plage. Sans hésiter, je n'hésite pas à dire que ce lift a été de loin mon préféré de toute ma vie. Assis à l'arrière du pick-up, la vue sur l'océan et sur le lagon (Ouvéa est un îlot de calcaire) était incroyable. Nul doute que les trois prochains jours allaient être remarquables.

Arrivée chez Beauvoisin
Déjà nous avions remarqué la générosité des résidents de l'île avec le détour que les gendarmes et notre chauffeur de pick-up ont fait, mais la gentillesse de Marc et Armand, le fils et le père de la tribu chez qui nous restions, a rapidement été remarquée. La case (petite cabane dans laquelle nous dormons) était magnifique en plus d'être d'un confort surprenant. Les 10 matelas étant sur le plancher et dans la même pièce sous un toit de feuillage, typique des tribus Kanak. Suite à la rapide visite des lieux par Marc, il était temps de faire la coutume puisque nous étions dans une tribu traditionnelle. La coutume consiste à donner un cadeau en échange de l'hospitalité dans le but que la tribu accepte de nous recevoir. Notre cadeau, un classique québécois, était une canne de sirop d'érable enrobée dans un manu (un bout de tissu coloré et sacré pour les Kanaks). Reçu sous le vocabulaire impeccable d'Olivier, la mère de Marc a tout de suite acceptée la coutume en plus de nous rendre l'appareil en nous offrant 10 tuniques typiques rouges et blanches. Un cadeau parfait avant que nous quittions les lieux pour se rendre sur le bord du lagon, où Marc et les gendarmes nous ont avertis qu'il y avait une fête traditionnelle.

Fête de la Waleï
Située en bordure de plage, cette fête était à ce moment l'attraction centrale du Nord de l'île et l'ambiance a été rehaussée suite à l'arrivée de 10 canadiens habillés avec une tunique identique. Impossible de passer inaperçu, tous les kanaks et les français nous regardaient et quelques fois, partaient à rire. Affamés, nous avons rapidement trouvé les kiosques de nourriture et particulièrement le kiosque d'un certain résident qui nous a offert le déjeuner sur la plage. Au menu, du poulet et du waleï évidemment, une patate sucré qui se retrouve seulement sur l'île d'Ouvéa.

Après le dîner, c'est le temps de profiter de la fête et de la plage. Nous avons tous sauté dans la mer et profiter un peu du soleil. Nous étions bien seuls au bord de la mer en cet après-midi "froid" de l'hiver calédonien. Puis, nous sommes retournés profiter de la fête, précisément de la nourriture et de la musique sans oublier les kiosques de tressages que les filles ont adorés. L'après-midi défile rapidement dans cette expérience dépaysante, plusieurs kanaks nous renseignent sur leur culture et leurs traditions. C'est à la fin du souper qu'à nouveau la générosité de nos hôtes se fait sentir, car Armand est venue nous chercher avec son pick-up pour qu'on n'ait pas à marcher jusque chez lui.

Brûlé par la fatigue ou littéralement par le soleil pour certains, une dernière aventure nous attend à la tribu puisque les douches sont en réparations. Il est donc temps d'expérimenter les douches kanaks (à coup de saut d'eau sur la tête). Les premières à l'expérimenter, Stéphanie B et Audrey, ont tout simplement rient aux éclats durant tout le processus. Finalement, un coucher bien mérité dans notre case de luxe.

17 août 2015
Bon matin!
On se réveille de notre première nuit chez Beauvoisin, dans la tribu de Gossanah. Tout le monde a dormi comme un charme. Le petit-déjeuner auquel on a droit est exquis : tarte aux bananes, gâteau blanc, pain baguette, confiture et pamplemousses fraîchement cueillis!

Hnimëk, ou comment survivre à la gratte
Après notre festin matinal, on se met en route pour la première activité de la journée, une randonnée nommée Hnimëk. Cette dernière a pour but d'aller visiter une nurserie de requin. En chemin, notre guide Antoine nous bombarde d'informations plus intéressantes les unes que les autres. On apprend que sur Ouvéa, toutes les tribus sont catholiques à l'exception de celle dans laquelle on réside, Gossanah, qui est protestante. Il est possible de les différencier grâce à leur dialecte kanak distinct.

Antoine nous parle aussi d'une maladie présente dans tout le pacifique : la gratte. Cette dernière s'attrape si l'on mange un poisson qui est touché par cette maladie qui provient d'une sorte de champignon qui pousse sur les algues. Lorsque le poisson mange ce champignon, il devient porteur de la gratte. Si un humain mange un poisson gratteux, il ressentira des démangeaisons intenses, accompagnées de fièvres et d'une multitude d'autres symptômes. On a par la suite droit à un cours de survie 101 anti-gratte. Nous sommes donc tous prêts à boire des infusions d'une plante nommée faux-tabac et à nous saigner la langue dès les premiers symptômes!

Toujours en chemin vers la nurserie de requin, Antoine nous fait remarquer qu'Ouvéa a un relief plus faible que les autres îles des Loyauté. En effet, les autres îles sont bordées de falaises. Les géologues en nous ressortent, et l'explication est des plus évidentes : C'est une histoire de plaques tectoniques (M. Gervais, vous pouvez applaudir) ! Antoine, avec sa machette, nous mime un bombement. Ainsi, le nord de l'atoll est immergé en partie, alors qu'en se déplaçant vers le sud, l'émergence est de plus en plus élevée jusqu'au point le plus haut, soit les Falaises de Lékiny.

On arrive finalement à la nurserie de requin citron après 2,5 km de marche. Antoine nous explique comment les requins ''travaillent'' (s'accouplent) dans cette zone du lagon peu profonde. Après avoir été fécondées, les femelles requins déposent leurs œufs à 4km de cet endroit. Pour les kanaks, les requins représentent un animal sacré. Il leur est interdit d'y toucher, sans quoi ils seront atteints d'une crise d'eczéma des plus intenses. Voyant notre regard septique, notre guide nous confirme que malgré que cela semble bizarre, ce phénomène est véridique.

Après la nurserie, on se dirige vers le bout nord de l'île pour se détendre et prendre le lunch. L'endroit est tout simplement paradisiaque : plage de sable blanc, eau turquoise à l'infinie et une vue imprenable sur les pléiades nord. Mais attention, bien que le paysage soit magnifique, il ne faut pas oublier de regarder où l'on marche! Vincent l'a appris à ses dépens. En grande conversation avec Audrey, il a oublié les calcaires fossilifères affleurant dans le sable et s'est énergiquement arraché le bout de l'orteil au complet. Ouch! Fianlement, vers 13h, la réalité nous rattrape : on doit quitter ce paradis et se préparer pour en visiter un deuxième!

Le trou vertigineux aux tortues
On a entendu parler d'un réservoir d'eau naturelle très profond près de notre tribu dans lequel se baignent locaux et tortues. On s'y rend donc avec nos nouveaux amis français : Philippe et Jaqueline de Toulouse. L'endroit est tout simplement magnifique, et l'eau des plus rafraîchissante! Encouragé par Philippe, beaucoup d'entre nous s'adonne à une session de saut de falaises. Selon un sondage émis par NC Première Bonjour (la chaine de radio locale), les trois plongeons les plus mémorables sont les suivants :

En troisième place, on retrouve Catherine! Elle a été la première courageuse à sauter d'environ 8-9m!

En deuxième place, on retrouve Virginie! Elle a exécuté une figure des plus complexes que seuls les plongeurs expérimentés réussissent : le coureur terrifié et son cri de mort.

Finalement, en première place, on retrouve Olivier accompagné de Philippe! Ils ont tous les deux sauté d'un rocher d'environ 12 m de haut. De vrais kanaks ces hommes!

Un repas sans thon!
Après toute cette dose d'adrénaline, on bon repas s'impose. Pier-Olivier, Audrey, Stéphally et Steph Bro se chargent d'aller à la superette escorté de nos gentils toulousiens. De retour à la tribu, les hommes nous préparent de bons burger/hot-dog, garnis de moutarde, sauce tomates et macédoine en canne! Un repas 5 étoiles des plus traditionnels. . .

Le ventre plein, on se détend à notre guise : lecture, écriture de journal et petite partie de boulette. Bonne nuit!

18 août 2015
C'est un départ pour une dernière journée chargée
Notre séjour sur notre fabuleuse île isolée paradisiaque tirant à sa fin. . . Nous devions malheureusement quitter Ouvéa en soirée. Le seul problème est que nous avions un horaire du temps assez chargé pour la journée, qui impliquait divers déplacements alors que nous étions 10, débordions de bagages et ne possédions toujours pas de voiture!

Heureusement notre débrouillardise (lire: extrême gentillesse des habitants de l'île) nous a permis de visiter tout ce que nous désirions en cette dernière journée. Tôt le matin, nous avons trouvé un aller-simple avec une mini-fourgonette vers le Sud complet de l'île, grâce au fabuleux réseau de contacts de Marc. Nous étions heureux car cela signifiait qu'il allait être possible de réaliser l'excursion aux Falaises de Lékiny, avec un guide fort sympathique nommé Félix.

Les Falaises de Lékiny
L'excursion vers ces imposants massifs rocheux, séparant le lagon et l'Océan Pacifique, fut fort intéressante. En effet, ces formations calcareuses, typiques des atolls, laissaient entrevoir des fossiles de coraux et autres espèces marines. Les falaises semblaient aussi avoir été érodées à certains endroits par l'ancien niveau de la mer, témoignant des divers soulèvements soudains que ces formations ont subi au cours de leur histoire géologique.

La grotte d'Hulup
À la fin de l'excursion, un ami de Félix nous a conduits dans son véhicule (4 à l'intérieur et 6 à l'extérieur, dans sa boîte de pick-up) jusqu'à la grotte d'Hulup, fort connue sur l'île. Après avoir été solidement décoiffés par ce transport dans les recoins cachés d'Ouvéa, nous sommes allés visiter cette fameuse grotte avec un guide ne parlant pas français mais nous guidant le chemin. Divers fossiles de coraux ont pu être observés, ainsi que divers stalactites et stalagmites. Nous avons aussi brièvement expérimenté le noir absolu en éteignant simultanément nos lampes de poches. Ce fut assez étrange et déstabilisant. À 20 m sous la surface du sol, il fait noir!

Ce n'est qu'un au revoir
Afin d'arriver à temps pour notre vol interne en direction de Nouméa, nous avons quitté la grotte dès la fin de la visite pour se diriger vers l'aéroport, qui se situait qu'à une vingtaine de minutes de marche de la grotte. Nous sommes donc repartis d'Ouvéa avec d'excellents souvenirs. . . et la satisfaction d'être sortis de notre zone de confort pour vivre une aventure enrichissante et inoubliable!

Retour à la maison
Après un cours vol, nous sommes de retour à Nouméa. Notre chauffeur habituel nous ramène chez nous : à l'auberge de jeunese! Bien sûre, nous avons tous profité d'une bonne douche chaude. Ensuite,dodo !

19 août 2015
5:40 a.m. Réveil brutal pour la troupe qui doit se dépêcher pour aller prendre le traversier Betico 2 en direction de l'Île des pins. Le Betico 2 est un énorme catamaran capable d'accueillir une centaine de passagers et pour une raison obscure, les gens prononcent son nom Le Betichhhho. La phrase célèbre de la journée revient à mademoiselle Laprade et elle va comme suit: "Le bateau est le seul moyen de transport où je n'ai pas mal au cœur." La mauvaise température et les vagues ont alors fait renverser la confiance de l'estomac d'Audrey et ce, à deux reprises. À notre arrivée sur l'île, le sympathique Jacques nous y attendait pour nous ramener à son gîte. Nous l'avons remercié de son hospitalité en lui remettant la coutume, c'est-à-dire un Manu qui est un morceau de tissus coloré spirituel et du sirop d'érable. Le temps étant maussade, nous décidons de passer la journée au gîte et de se reposer. Au menu, placotage et histoire d'horreur pendant toute la journée. Au repas, nous avons eu la chance de manger une assiette de poulet avec un assortiment de feuilles. C'est avec le ventre plein que la journée se termine.

20 août 2015
Ça roule!
Après avoir pris des forces avec un petit déjeuner de pain et de marmelade, nous sommes partis pour une journée très active! Nous avons loué des vélos et pédaler entre les côtes et les paysages splendides de l'Île des Pins.

Un premier arrêt stratégique au village de Vao à 5 km pour récupérer l'important: argent et nourriture. Jamais vous n'aurez vu des jeunes aussi enthousiastes à l'idée de s'acheter des sacs de carottes. Enfin de bons petits légumes! Oui, ça complémentera bien notre petit lunch de vieilles cannes de pâté et de thon.

Nous arrêtons chez Jacqui le sculpteur où nous commandons des sculptures avec grand bonheur!! On va lui faire un mois de paie avec notre commande ça c'est certain!

La grotte de la Reine Hortense
Ensuite, oui oui!, il faut affronter un 11 km de route qui nous sépare de la grotte de la Reine Hortense. Ce ne fut pas sans difficulté, oh ça non! Car la route parcoure la montagne de bas en haut. . .

La grotte était très grande et pour s'y rendre il a fallu traverser une jungle. Les chauves-souris étaient bien au rendez-vous!

La grotte de la Troisième
Puis, il faut reprendre les vélos et affronter la côte. À pied ou sur la Monture on a finalement réussi à se rendre à la Grotte de la Troisième. Une chance que c'est l'hiver ici, parce que ouf, c'est pas froid. Une petite piscine naturelle dans la grotte a plu a plusieurs d'entre nous qui ont osé se baigner dans une eau limpide.

Les vestiges du Bagne
Sur la route du retour, les vestiges du Bagne nous on attirés et nous y avons fait une petite pause pour visiter cette ancienne prison. Ce lieu abandonné est maintenant dominé par la végétation. On peut même se demander pourquoi certains murs tiennent encore.

Repos pour les cuisses
Enfin arrivés et les vélos remis, direction la plage! La plage d'un sable infiniment doux et blanc. L'eau d'un bleu saisissant et les grands pins avec leur prestance incroyable. Un paysage enchanteur pour une petite baignade après une grosse journée d'aventure. On se baigne et se repose pendant que d'autres trouvent encore la force de se lancer le frisbee et s'amuser avec les chiens.

Et quelle chance pour nous de savoir que Rosemarie nous prépare un plat de calmar au curry, un plat surprenant qui nous a tous ravi!!

Une autre belle journée qui se termine dans l'enchantement.